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sept 16

Nauséabonde sur CarolineDaily.com

Article rédigé par Nauseabonde

Retrouvez Nauséabonde invité sur Caroline Daily.com !

Les excès de la mode vus par un homme

Un blog à mourir de rire où sont passées en revue toutes les tendances absurdes ou ridicules. Le blog est participatif, vous pouvez poster votre « nausée » et vomir en public sur les modes qui ne vous reviennent pas. Caroline Daily

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juil 31

La botte

Article rédigé par Nauseabonde

Rencontrées plusieurs fois déjà, et à bien y réfléchir sûrement dans le top 5 des sources nauséeuses des plus puissantes, la botte en plastique marron imitation botte en cuir est de sortie ce matin aux pieds d’une « taille mannequin ».

En les imaginant en marron !

En les imaginant en marron !

Faux talons, fausse double semelle, fausses coutures, ce vomitif visuel (et certainement olfactif une fois « l’item » enlevé), la botte en plastique pousse l’envie irrémédiable de chantonner…. « à la pêche aux moules moules moules… je n’veux plus y’aller maman… les gens de la ville ville ville… m’ont dit VA T’HABILLER maintenant » !

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juil 13

La transparente

Article rédigé par Nauseabonde
Environ 50 euros

Environ 50 euros

Robe it-girl nude, sac « Karl Who », collants, chaussures à boucles, épaules nues impeccables… mais comment t’es tu retrouvée ici ? Syndrome du kaki (excellent tant qu’on ne se rapproche pas des fils du centre mais tellement insupportable au moment où on finit (toujours) par tomber dessus), l’amertume causée aux « rameurs » (les habitants de la rame) est sincèrement nauséeuse ce matin.

Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ces immondes bretelles transparentes en plastique qui traversent dans tous les sens ?

Même « l’homme invisible », qui n’a jamais vraiment existé, laissait supposer de son existence… alors comment au juste t’imagines tu réaliser une illusion avec ces bretelles énormes, mal ajustées car 5 fois trop hautes, et en plastique soit disant transparent mais jauni par le temps et la transpiration ?

Allez, file ton sac et tes chaussures à ta voisine – oula non, pas cette voisine là…

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juil 02

Le bambi

Article rédigé par Nauseabonde

Simple, répandu, nauséeux à souhait, mauvais goût à coup sûr, mais rien n’y fait, la chaussette go sport blanche sévit, encore et toujours, envers et contre tout, été comme hiver, que le costume soit bleu, noir, gris ou marron.

Aujourd’hui elle sévit sous un pantalon trop court, encore mieux.

Et puis inutile de faire genre « c’est un hommage, j’ai mes gants et ma veste d’officier dans mon sac, le pantalon court avec chaussette blanche c’est fait exprès », personne ne te croira.

Va t’habiller Michael !

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juin 25

Les derniers boutons

Article rédigé par Nauseabonde

Artaban, debout au milieu de la rame, même si pour une fois la place ne manque pas. L’objet de ta fierté ? Probablement ton costume tout neuf. Mais plus que ta chemise, boutonnée jusqu’en haut alors que tu n’as pas de cravate, c’est le fait de voir tous tes boutons de veste boutonnés, notamment le dernier, qui donne la nausée ce matin.

On aura entendu tout et n’importe quoi sur l’usage qui veut qu’on ne boutonne jamais le dernier bouton (en partant du bas) d’une veste de costume : du « comme ça on peut mettre la main dans sa poche » au « permet d’avoir l’air cool », en passant par l’histoire du roi (élégant) d’Angleterre Edouard VII qui en aurait lancé la mode à la suite d’un bon repas à s’en faire péter le bouton, l’origine de cet usage n’est pas strictement déterminé (même si l’histoire « d’Ed the K » – comme on l’appelait sûrement – semble faire l’unanimité).

Mais même si l’origine en est méconnue, un peu de bon sens ! D’abord il fait super chaud, ensuite tu ne peux pas t’asseoir si tu ne l’enlèves pas et finalement le fait de le laisser ouvert permet quand même de supprimer tous ces vilains plis qui se créent sur ta veste si tu le fermes. Donc ?

Et « oh come on », l’étiquette Azzaro sur la manche de ton costume n’a pas vocation à y rester une fois le costume acheté !

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juin 04

La boutonnière

Article rédigé par Nauseabonde

Environ 60 heures sont nécessaires à l’assemblage des pièces d’un costume sur mesure (et sans même parler des costumes de Grande Mesure).

Outre la qualité des matériaux, l’agencement parfait des différentes pièces (taille, poids et forme), et la joie procurée par le port d’un costume qui vous sied parfaitement, il y a aussi cette fameuse boutonnière… Déboutonnable et reboutonnable à l’infini, à l’instar des costumes de prêt-à-porter, sur lesquels les boutons sont cousus directement sur le tissu, voir même parfois collés !

La règle est simple :
- « Sur mesure » implique « boutonnière » implique « le droit d’enlever le dernier bouton »
- « Prêt-à-porter » implique « boutonnière factice » implique « l’impossibilité d’enlever le dernier bouton »
- Snobisme ? Peut être, mais c’est comme ça.

Ainsi, la vue matinale sur ces « nouvelles marques » de prêt à porter (Stanbridge pour ne pas la citer) qui n’ont rien trouvé de mieux que d’enlever le dernier bouton à la boutonnière (toujours factice) de leur costume est définitivement source de nausée. Ajoutez à ceci l’idée pitoyable de coudre un liseré de couleur autour du bouton manquant, style « hé, t’as vu, j’ai une boutonnière factice »… et la nausée devient puissante. À vomir.

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mai 26

L’hébété

Article rédigé par Nauseabonde

L’hébété

Regard hagard, yeux plissés, épaules tombantes, bouche semie-ouverte-à-bien-y-regarder-y’a-un-peu-de-bave-qui-coule, sourire aux lèvres.

Au détail près de l’iPod qui sort des oreilles, et l’odeur en moins, l’hébété ressemble à s’y méprendre à l’alcoolique. Son air niais sollicite, en plus d’une nausée puissante (c’est quand même très désagréable), la même volonté de le secouer, pour voir comment « ça » réagit, façon marionnette humaine désarticulée !

Le pire, c’est qu’on ne saura jamais ce qu’il écoutait…

8h43 ? Je parierais sur Canteloup !

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mai 19

Le Kipling

Article rédigé par Nauseabonde

Vintage, Thrill, Rock Heaven, City, Hip, G*rilla Girl… Même combat !

Le kipling est « l’article de mode » par lequel toute cette histoire a commencé : textos, débats, textos, lynchage, textos, puis « nauséabonde ».

Même transformé en cabas pour les courses, vous ne vous afficheriez pas avec un sac kipling (non, non, pas de majuscule) de peur d’en faire la promotion.

Ce sac (et par « ce », entendez « toute gamme, tout modèle ») est un échec complet. De la toile en nylon « résistante », au gorille qui pend, en passant par les couleurs douteuses (cf. le Alvar vert fluorescent dans la collection « Basic »), les grosses poches zippées, le logo de la marque, le nom des lignes de produits, les formes, et le design du site web… Tout !

Et cher en plus (jusqu’à 280 euros pour un Carys Thrill) !

Exception faite des modèles célèbres payés par la marque pour poser sur le site web, la porteuse de kipling est en général bedonnante, dispose de yeux noirs masqués par des lunettes rondes posées sur un nez en patate. Inspirant à la fois confiance (par son âge) et dégoût (par son sac), fière, elle porte généralement sa besace en « bandoulière de face », réalisant une parfaite symétrie entre la paume de la main, la poche frontale du sac, le nombril et la bedaine qui se cache derrière. Assurance d’un mauvais goût optimum, cette disposition d’horreur provoque irrémédiablement l’abondance « cérébrale » d’une nausée puissante.

Ne t’inquiète pas Rudyard, ton prix Nobel de littérature t’a rendu éternel, et quand on pronnoncera « Kipling » dans 100 ans, on dira bien « Kipling ? Le livre de la jungle, Mandalay, oui oui, je connais ». Jamais personne ne se souviendra de cette marque de sac qui aura, un-bref-mais-trop-long-instant emprunté ton nom.

« Un sac vide tient difficilement debout », Benjamin Franklin, Extrait des  Maximes pour l’almanach du pauvre Richard

… surtout si c’est un kipling !

« Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu’on met dedans », Alfred Capus

… un étron a t-il une forme définie ?

« Les mots sont la plus puissante drogue utilisée par l’humanité », Rudyard Kipling
« Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie et, sans dire un seul mot, te remettre à le rebâtir, tu seras un homme, mon fils », Rudyard Kipling
« Prenez tout très au sérieux, à l’exception de vous-mêmes », Rudyard Kipling

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mai 18

Tous suspects

Article rédigé par Nauseabonde

C’est toi, tu m’as l’air coupable… Ou non, plutôt toi, avec ta tête de virus ! A moins que ce ne soit toi, gros dégueulasse, qui tripote alternativement ton mouchoir et la barre centrale. Ou encore toi, avec ton tatouage d’araignée, le venin ça te connait bien, non ?

Que celui qui a, ou a eu la semaine dernière une angine fièvreuse se dénonce au plus vite et aucun mal ne lui sera fait…

Pourquoi tu regardes parterre, tu te sens coupable ? Et toi, tu te caches derrière ton journal, tu as quelque chose à confesser ? Et toi, je te reconnais, d’habitude tu t’assois et tu dors jusqu’à ta station et là t’es debout, le sang dans les pieds, prête à courir; c’est pas la place qui manque pourtant ce matin !

Vous ne vous en sortirez pas comme ça, chiens !

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mai 14

Le costum(é)

Article rédigé par Nauseabonde

Italiens, américains, anglais, français, 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 boutons, col mao, smoking, jaquette, queue de pie, coupe droite, croisée, deux ou trois pièces, cintrée ou large, classique ou élégant, cheap ou inabordable, laine, cachemire, polyester, coton, loropiana, lessona, vitale barberis, microfibre, viscose, etc.

090514_CostumeOui, l’univers du costume est vaste et varié… et la vue de celui de ce matin a du faire abonder la nausée à plus d’un voyageur… Manches trop longues et trop larges, coupe vraiment trop large, épaules tombantes, ourlets de pantalon (taché) bruts non  cousus, chaussures (de chantier) rondes et sales…

Partagé entre lui rendre service (lui dire) et se mêler de ses affaires (ne pas lui dire), vous auriez fait quoi, vous ?

Va t’habiller !

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mai 10

Le concept

Article rédigé par Nauseabonde

La nausée peut abonder à tout moment :

- Vous êtes témoin d’une scène dans le métro : « une énième personne bloque la porte si bien que vous vous la prenez sur le bras »

- Vous êtes témoin d’une scène au cinéma, au théâtre : « ha là il [le héros] est mal », annonce tout haut votre voisin de derrière

- Vous êtes témoin d’une scène dans un magasin : le fameux « je peux vous aider ? »

- Un ami vous raconte une histoire « de couple » (souvent) : « tu as bien reçu mon texto hier soir ? » [ton mielleux]

- Etc.

Une fois qu’elle se manifeste, une « envie mentale » de vomir monte soudainement dans votre hypophyse.

Les situations racontées sur le site sont les minutes des pensées nauséeuses qui abondent au quotidien, principalement dans le métro, et essentiellement à la vue des vêtements portés autour de moi. Assurément critique, il ne s’agit pas d’un site de « coups de gueule », mais de proposer au lecteur une lecture de divers vêtements portés et d’apporter un éclairage sur certains codes (notamment ceux du « sur mesure »).

Sans oublier …

La critique est aisée et l’art est difficile. C’est là ce qui produit ce peuple de censeurs, et ce qui rétrécit les talents des auteurs, Destouches, dans Le Glorieux ?

Savez-vous qui sont les critiques ? Les hommes qui ont échoué en littérature et en art, Benjamin Disraeli, extrait de Lothair

Et en oubliant …

La critique, art aisé, se doit d’être constructive, Boris Vian, extrait des Chroniques du menteur

Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes, Paul Morand, extrait de Journal inutile 1968-1972

Me contacter ?

nausee.abonde AT gmail.com

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