Vintage, Thrill, Rock Heaven, City, Hip, G*rilla Girl… Même combat !
Le kipling est « l’article de mode » par lequel toute cette histoire a commencé : textos, débats, textos, lynchage, textos, puis « nauséabonde ».
Même transformé en cabas pour les courses, vous ne vous afficheriez pas avec un sac kipling (non, non, pas de majuscule) de peur d’en faire la promotion.
Ce sac (et par « ce », entendez « toute gamme, tout modèle ») est un échec complet. De la toile en nylon « résistante », au gorille qui pend, en passant par les couleurs douteuses (cf. le Alvar vert fluorescent dans la collection « Basic »), les grosses poches zippées, le logo de la marque, le nom des lignes de produits, les formes, et le design du site web… Tout !
Et cher en plus (jusqu’à 280 euros pour un Carys Thrill) !
Exception faite des modèles célèbres payés par la marque pour poser sur le site web, la porteuse de kipling est en général bedonnante, dispose de yeux noirs masqués par des lunettes rondes posées sur un nez en patate. Inspirant à la fois confiance (par son âge) et dégoût (par son sac), fière, elle porte généralement sa besace en « bandoulière de face », réalisant une parfaite symétrie entre la paume de la main, la poche frontale du sac, le nombril et la bedaine qui se cache derrière. Assurance d’un mauvais goût optimum, cette disposition d’horreur provoque irrémédiablement l’abondance « cérébrale » d’une nausée puissante.
Ne t’inquiète pas Rudyard, ton prix Nobel de littérature t’a rendu éternel, et quand on pronnoncera « Kipling » dans 100 ans, on dira bien « Kipling ? Le livre de la jungle, Mandalay, oui oui, je connais ». Jamais personne ne se souviendra de cette marque de sac qui aura, un-bref-mais-trop-long-instant emprunté ton nom.
« Un sac vide tient difficilement debout », Benjamin Franklin, Extrait des Maximes pour l’almanach du pauvre Richard
… surtout si c’est un kipling !
« Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu’on met dedans », Alfred Capus
… un étron a t-il une forme définie ?
« Les mots sont la plus puissante drogue utilisée par l’humanité », Rudyard Kipling
« Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie et, sans dire un seul mot, te remettre à le rebâtir, tu seras un homme, mon fils », Rudyard Kipling
« Prenez tout très au sérieux, à l’exception de vous-mêmes », Rudyard Kipling
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