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Mode & Métro

Le blanc

Nauseabonde : 27 septembre 2009 14 h 45 min : Mode & Métro

… de marque Ray Ban (Wayfarer) ou … de Kermesse, de la corne – non – du plastique, la lunette grosse monture blanche d’inspiration sixties sur gros verres fumés (pire : parfois façon mouche) revient dans les rues, et donc dans le métro depuis cet été.

N’allant généralement avec rien, l’idée de l’accessoire est donc de détonner en provoquant une rupture de style – « hey, t’as vu ses lunettes, c’est des Ray Ban ». Vieille ruse marketing mise au service d’une marque qui peut se le permettre, le concept nauséeux du « je choque par l’accessoire blanc » se généralise désormais : derniers modèles Cayenne, BM et Mercedes blancs, motos blanches, montres blanches « c’est-une-Chanel-J-12-ha-non-une-copie-Dolce-Gabbana », etc.

Pratiques pour les ultra myopes pour y dissimuler l’épaisseur des verres de vue, et sûrement fashion sur la plage cet été, portées dans le métro, fin septembre en plus, c’est ridicule !

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La botte

Nauseabonde : 31 juillet 2009 21 h 06 min : Mode & Métro

Rencontrées plusieurs fois déjà, et à bien y réfléchir sûrement dans le top 5 des sources nauséeuses des plus puissantes, la botte en plastique marron imitation botte en cuir est de sortie ce matin aux pieds d’une « taille mannequin ».

En les imaginant en marron !

En les imaginant en marron !

Faux talons, fausse double semelle, fausses coutures, ce vomitif visuel (et certainement olfactif une fois « l’item » enlevé), la botte en plastique pousse l’envie irrémédiable de chantonner…. « à la pêche aux moules moules moules… je n’veux plus y’aller maman… les gens de la ville ville ville… m’ont dit VA T’HABILLER maintenant » !

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Le foulard

Nauseabonde : 27 juillet 2009 23 h 08 min : Mode & Métro

En écharpe ou en ceinture (pantalon oversize), keffieh, chèche, petit ou grand « en soie », accessoire de coiffure ou sur un sac, le foulard se porte correctement ou ne se porte pas.

Noué « kelly wrap » (Grace Kelly), cravate (style noeud de bateau), rosette (lacet), loop (écharpe du désert), boho (un tour serré autour du cou avec les extrémités qui pendent sur le ventre), jedi (pareil mais moins serré), Jesse James (cow-girl), whiplash ou josh (enroulé complet), les façons de le porter sont diverses et variées, en fonction de son humeur et du style souhaité pour la journée…

… et donc à ne pas porter noué autour de la cuisse (sachant que ça traîne en plus parterre), sauf (et encore) en cas de morsure de serpent dans la jungle !

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La transparente

Nauseabonde : 13 juillet 2009 20 h 26 min : Mode & Métro

Environ 50 euros

Environ 50 euros

Robe it-girl nude, sac « Karl Who », collants, chaussures à boucles, épaules nues impeccables… mais comment t’es tu retrouvée ici ? Syndrome du kaki (excellent tant qu’on ne se rapproche pas des fils du centre mais tellement insupportable au moment où on finit (toujours) par tomber dessus), l’amertume causée aux « rameurs » (les habitants de la rame) est sincèrement nauséeuse ce matin.

Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ces immondes bretelles transparentes en plastique qui traversent dans tous les sens ?

Même « l’homme invisible », qui n’a jamais vraiment existé, laissait supposer de son existence… alors comment au juste t’imagines tu réaliser une illusion avec ces bretelles énormes, mal ajustées car 5 fois trop hautes, et en plastique soit disant transparent mais jauni par le temps et la transpiration ?

Allez, file ton sac et tes chaussures à ta voisine – oula non, pas cette voisine là…

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Le cache (toi)

Nauseabonde : 11 juillet 2009 20 h 19 min : Mode & Métro

Manches mais pour bras raccourcis, dos nu mais épaules couvertes, gilet mais sans boutons devant ?

Mélange d’un habit trop petit, d’une écharpe pour nuque, et d’un morceau de camisole, le « pull cache épaule » s’autorise des sorties répétées dans le métro ces derniers temps.

« C’est comme un châle, mais c’est plus pratique », vous soutiendrait certainement tout porteur. Et c’est bien ça – plus pratique – le problème.

(Ne vous fiez pas à la photo du mannequin !)

(Ne vous fiez pas à la photo du mannequin !)

Merci donc de ne porter cet « article de mode » que dans les cas suivants :
- Vous êtes soignée pour une scoliose ou une fracture de la clavicule et des élastiques puissants dissimulés dans le pull vous maintiennent le dos en place.
- Vous entrez à Sainte-Anne et refusez le port de la camisole dans votre cellule capitonnée « personnelle ».
- Votre fille vous offre son pull et n’avez pas le coeur de refuser (dans ce cas, il est possible de s’en sortir avec un « viens, on va le mettre ensemble dans la boîte à souvenir… oui, avec pousse pousse ton 7ème hamster »)

D’une règle générale, méfions nous du « plus pratique »

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Le bambi

Nauseabonde : 2 juillet 2009 19 h 55 min : Mode & Métro

Simple, répandu, nauséeux à souhait, mauvais goût à coup sûr, mais rien n’y fait, la chaussette go sport blanche sévit, encore et toujours, envers et contre tout, été comme hiver, que le costume soit bleu, noir, gris ou marron.

Aujourd’hui elle sévit sous un pantalon trop court, encore mieux.

Et puis inutile de faire genre « c’est un hommage, j’ai mes gants et ma veste d’officier dans mon sac, le pantalon court avec chaussette blanche c’est fait exprès », personne ne te croira.

Va t’habiller Michael !

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Les derniers boutons

Nauseabonde : 25 juin 2009 20 h 24 min : Mode & Métro

Artaban, debout au milieu de la rame, même si pour une fois la place ne manque pas. L’objet de ta fierté ? Probablement ton costume tout neuf. Mais plus que ta chemise, boutonnée jusqu’en haut alors que tu n’as pas de cravate, c’est le fait de voir tous tes boutons de veste boutonnés, notamment le dernier, qui donne la nausée ce matin.

On aura entendu tout et n’importe quoi sur l’usage qui veut qu’on ne boutonne jamais le dernier bouton (en partant du bas) d’une veste de costume : du « comme ça on peut mettre la main dans sa poche » au « permet d’avoir l’air cool », en passant par l’histoire du roi (élégant) d’Angleterre Edouard VII qui en aurait lancé la mode à la suite d’un bon repas à s’en faire péter le bouton, l’origine de cet usage n’est pas strictement déterminé (même si l’histoire « d’Ed the K » – comme on l’appelait sûrement – semble faire l’unanimité).

Mais même si l’origine en est méconnue, un peu de bon sens ! D’abord il fait super chaud, ensuite tu ne peux pas t’asseoir si tu ne l’enlèves pas et finalement le fait de le laisser ouvert permet quand même de supprimer tous ces vilains plis qui se créent sur ta veste si tu le fermes. Donc ?

Et « oh come on », l’étiquette Azzaro sur la manche de ton costume n’a pas vocation à y rester une fois le costume acheté !

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Le tregging

Nauseabonde : 19 juin 2009 7 h 10 min : Mode & Métro

Comme si le port du fuseau « amélioré » ne suffisait pas, l’ignominie à répondu à l’horreur. À la laideur du legging, le créateur a donné naissance au tregging. À croire que il n’était pas suffisant de proposer un collant sans pied, il aura fallu en plus lui donner un aspect vinyle ou lamé ?

Au début réservé à une poignée de top models, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter… mais pas dans le métro, pas sur madame tout le monde…

Et par pitié, arrêtez d’oublier qu’un legging/tregging et autre collant n’est pas un pantalon ; et par conséquent qu’un top « assez long » et sensé couvrir la partie du bassin, notamment cette couture immonde du milieu.

American Apparel, H&M, Pimkie ? Merci de revenir aux « basics ».

Va t’habiller !

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La pochette factice

Nauseabonde : 17 juin 2009 7 h 30 min : Mode & Métro

Après la boutonnière factice (bon ça à la limite on la retrouve sur 100% des costumes de prêt-à-porter), après le faux bouton manquant genre « t’as vu c’est sur-mesure », après la fausse ceinture intégrée au pantalon et la fausse cravate élastique… voilà désormais les fausses pochettes cousues/intégrées dans la veste de costume… ou comment gâcher un concept qui suggère à la base une classe certaine et absolue.

En fleur pour un mariage, en « bande rectiligne » (pliage simple) pour une réunion, et en rappel de la chemise dans tous les cas, la pochette nous renvoie aux productions mythiques de Miramax, FOX, Warner, MGM, Universal et autres Paramount des années 50/60.

Mais avant de faire genre « j’ai la classe américaine avec ma pochette », pourquoi ne mettrais tu pas ton costume au pressing, histoire d’enlever les tâches ici, là, ici et là, et encore ici, ha oui, et là également ?

Et puis découds (ou plutôt découpe) moi cette pochette, c’est ridicule !

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La serrée

Nauseabonde : 16 juin 2009 0 h 50 min : Mode & Métro

Un sac à patate, un ballon gonflable, un bonbon géant, une gourde à l’envers ? Non, une robe longue, serrée à la cheville.

Autant il y a des associations que l’on peut faire (tomate/mozzarella), autant certains arrangements ne peuvent pas être tolérés (e.g. tout arrangement incluant un kipling).

En clair, robe longue oui, robe serrée oui, robe longue serrée en bas non, sauf si (et la liste est exhaustive) :
- vous avez besoin de transporter une large quantité de produits et vous n’avez pas de cabas,
- vous êtes un homme et vous vous rendez à votre EVG,
- vous êtes sur le point de commencer une course de sac et il n’y a plus de sac disponible,
- vous vous avez besoin de mesurer une pièce et n’avez pas de mètres (utilisation de petits pas normés).

Mais regarde toi marcher, tu es ridicule !

Rentre t’habiller.

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La boutonnière

Nauseabonde : 4 juin 2009 18 h 54 min : Mode & Métro

Environ 60 heures sont nécessaires à l’assemblage des pièces d’un costume sur mesure (et sans même parler des costumes de Grande Mesure).

Outre la qualité des matériaux, l’agencement parfait des différentes pièces (taille, poids et forme), et la joie procurée par le port d’un costume qui vous sied parfaitement, il y a aussi cette fameuse boutonnière… Déboutonnable et reboutonnable à l’infini, à l’instar des costumes de prêt-à-porter, sur lesquels les boutons sont cousus directement sur le tissu, voir même parfois collés !

La règle est simple :
- « Sur mesure » implique « boutonnière » implique « le droit d’enlever le dernier bouton »
- « Prêt-à-porter » implique « boutonnière factice » implique « l’impossibilité d’enlever le dernier bouton »
- Snobisme ? Peut être, mais c’est comme ça.

Ainsi, la vue matinale sur ces « nouvelles marques » de prêt à porter (Stanbridge pour ne pas la citer) qui n’ont rien trouvé de mieux que d’enlever le dernier bouton à la boutonnière (toujours factice) de leur costume est définitivement source de nausée. Ajoutez à ceci l’idée pitoyable de coudre un liseré de couleur autour du bouton manquant, style « hé, t’as vu, j’ai une boutonnière factice »… et la nausée devient puissante. À vomir.

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Le Versailles

Nauseabonde : 2 juin 2009 7 h 45 min : Mode & Métro

Blouse col Claudine sous loden vert, jupe côtelée de ce bleu détestable, serre-tête en velours et manteau matelassé du même bleu, trois rejetons respectant les mêmes codes à tes côtés ; aucune ambiguïté possible, Versailles a débarqué dans la rame.

Style vestimentaire descendant d’un temps qui s’est arrêté, à l’image du pugnace Louis-Le-Grand, « le style Versailles » est profondément ancré sur les principes d’avarice, fesse-Mathieu et autre pleure-misère [NDLA: la crêpe "Versailles" servie derrière la place du marché se compose des ingrédients suivants: "oeuf, jambon, gruyère"; c'est clair ?].

Ajoutez du vert et du bleu (marine, le pire) partout, des fenêtres « réalisées par l’architecte du Louvres », du papier kraft en guise de papier peint, la grand-mère au sous-sol, la Volvo break devant la porte et les liasses de billets (malheureusement « en Francs ») dans la commode… appliquez tout ça à un vêtement et tadaaa…

Rentre t’habiller, t’es à Paris ici petite !

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Le vieux

Nauseabonde : 30 mai 2009 14 h 23 min : Mode & Métro

Le vieux bien sapé, complet-3-pièces-rayé-foncé-pochette-chapeau se fait vraiment rare de nos jours.

Le vieux n’as plus la classe désormais. Il porte des cravates trop usées, trop longues, trop fines, trop vertes. Le noeud est trop « windsor », la chemise trop « à boutons » (incompatible avec un neoud windsor du reste). Le vieux est trop petit, trop étriqué, trop ridé, trop mou. Le vieux sent vraiment la naphtalyne, bien inutile vu les petits trous de mites ici et là. Le vieux ne porte plus de décoration sur son costume, ni de gousset dans son gilet. Le vieux n’a plus de charisme.

Où sont passés les chevrons, la veste en tweed et le pantalon de velours ? Où se cachent les Ventura, Gabin, De Funès, Blier et autre Bourvil du métro ?

Va t’habiller ! Et qu’on ne te revoit pas dans le métro entre 7 et 9h (qu’est ce que c’est énervant ça aussi…)

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L'imposture

Nauseabonde : 28 mai 2009 19 h 15 min : Mode & Métro

Non, ce n’est pas un sac Chanel… Et on peut débattre autant que l’on veut sur « nan mais, un sac d’une grande maison c’est pas normal que ça coûte aussi cher », ton sac à toi, il craint.

- Agneau, veau grainé, caïman, raie ? Non, toile pourrie avec motifs imprimés

- Plus grave, les CC sont collés… La preuve, t’as perdu la moitié d’un des deux « C »

- Les imprimés sont coupés aux différents points de façonnage, alors que c’est bien connu, on ne coupe jamais le nom de la marque !

Pas besoin d’aller chercher le numéro de série pour corroborer le tout, tu portes une copie d’un modèle qui n’existe même pas. Fort… Tu me diras, ça va bien avec tes fausses « Converses »

Aujourd’hui, la maison Christian Lacroix s’est déclarée en cessation de paiements.

Tout ça c’est de ta faute, imposteur !

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La sandale

Nauseabonde : 27 mai 2009 8 h 10 min : Mode & Métro

Un jambon, un rôti, un saucisson, un poulet, un paquet, une situation, un habit (mais alors abîmé), une histoire, un roman, un chien, un petit Grégory… C’est fou tout ce que l’on peut ficeler…

Mais ce qui ne devrait jamais être ficelé, garrotté, prêt à enfourner dans des sandales, a fortiori spartiates… est bien un pied.

La lanière marron qui saucissonne ce pied « trop gros » provoque irrémédiablement le besoin-l’envie-la-nécessité de percer à l’aiguille tous ces petits ballons de baudruches qui sortent ici et là, façon papier bulle de protection.

Tellement serrés que les ongles s’en échappent, les petits boudins qui ont un jour été « orteils » parcourent le spectre des couleurs, du blanc livide au rouge vif en passant par le bleu clair, oula, et foncé aussi sur le côté.

A l’abri, ça va péter !

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L'hébété

Nauseabonde : 26 mai 2009 12 h 03 min : Mode & Métro

L’hébété

Regard hagard, yeux plissés, épaules tombantes, bouche semie-ouverte-à-bien-y-regarder-y’a-un-peu-de-bave-qui-coule, sourire aux lèvres.

Au détail près de l’iPod qui sort des oreilles, et l’odeur en moins, l’hébété ressemble à s’y méprendre à l’alcoolique. Son air niais sollicite, en plus d’une nausée puissante (c’est quand même très désagréable), la même volonté de le secouer, pour voir comment « ça » réagit, façon marionnette humaine désarticulée !

Le pire, c’est qu’on ne saura jamais ce qu’il écoutait…

8h43 ? Je parierais sur Canteloup !

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Le téléphone

Nauseabonde : 25 mai 2009 8 h 45 min : Mode & Métro

Oui allo ? Non non, je suis dans le métro [NDLA : sûrement une réponse à la question "je ne vous dérange pas ?"] Je vous entends mal, pouvez vous parler plus fort ?

Regards noirs, sifflements, sentiments de haine qui flottent dans la rame… Oui, cette dame répond a un appel téléphonique professionnel; oui, cette dame est dans le métro.

Bon, au final, c’est grave ? Tu as vraiment besoin de te concentrer ? Si oui, sur quoi ? Ton prochain achat kipling (non, toujours pas de majuscule), comment tu vas organiser ta journée afin d’en optimiser chaque minute ou encore comment tu vas aborder toutes les nouvelles problématiques auxquelles tu seras confrontée ce matin en arrivant au boulot ?

Effectivement, ce coup de téléphone a certainement du briser l’état de sérénité maximum que tu avait atteint… Tu avais pourtant réussi à annuler le bruit du métro et l’odeur qui s’en dégage, tu avais fait abstraction du visage de ton voisin à 4 cm du tien et de son haleine, probablement fétide, que tu avais réussi à transformer en embrun provenant d’un pays lointain et sentant bon l’herbe coupée, tu avais créé autour de toi un vide sidéral malgré la foule pressante de ce lundi matin;  dans ta tête, tu étais assise sur un fauteuil aux couleurs marron, vert, rouge, bleu et noir (vu ton « accoutrement »), genre « Everstyl », celui dont tu rêves depuis que tu l’as vu à la télé samedi soir; tu avais réussi à dépasser le fait que c’est une semaine qui commence, la première complète (5 jours) depuis quelques temps; tu avais mis de côté l’ensemble de tes problèmes, qui étaient en train de se résoudre tout seul en « tâche de fond ».

Bref, tu culminais, il ne te restait plus que quelques mètres avant les 8850 de l’Everest… et ce coup de téléphone t’en a fait redescendre d’un coup…

TANT MIEUX, hypocrite !

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La vipère

Nauseabonde : 22 mai 2009 8 h 50 min : Mode & Métro

Chant d’un oiseau, manifestation d’une oie, d’un serpent ou d’un cygne dans la rame, chauffe-eau en panne, cocotte minute en activité, bruit d’un courant d’air puissant emprisonné entre deux portes ?

Non. Ce sifflement persistant provient de la bouche (mi ouverte) du (sale) jeune d’en face. iPod connecté aux oreilles, portable collé aux doigts, jean slim, converse, gel dans les cheveux, sac Eastpak… et boutons sur le visage, le jeune siffle sans retenue, ce qui, à bien le regarder, semble le rendre profondément heureux; un bien être palpable.

Régulièrement entrecoupé de « na na na », le sifflement nauséabond de cette vipère est une véritable torture pour le peu de voyageurs présents, qui regrettent déjà de ne pas avoir posé leur vendredi post ascension.

Comment « couper le sifflet » de ce serpent (qui fait gonfler son corps pour provoquer le sifflement par la sortie de l’air de sa trachée) ? Comment transformer son chuintement en sifflement d’asthmatique ?

Preneur de toute idée !

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Le Kipling

Nauseabonde : 19 mai 2009 8 h 15 min : Mode & Métro

Vintage, Thrill, Rock Heaven, City, Hip, G*rilla Girl… Même combat !

Le kipling est « l’article de mode » par lequel toute cette histoire a commencé : textos, débats, textos, lynchage, textos, puis « nauséabonde ».

Même transformé en cabas pour les courses, vous ne vous afficheriez pas avec un sac kipling (non, non, pas de majuscule) de peur d’en faire la promotion.

Ce sac (et par « ce », entendez « toute gamme, tout modèle ») est un échec complet. De la toile en nylon « résistante », au gorille qui pend, en passant par les couleurs douteuses (cf. le Alvar vert fluorescent dans la collection « Basic »), les grosses poches zippées, le logo de la marque, le nom des lignes de produits, les formes, et le design du site web… Tout !

Et cher en plus (jusqu’à 280 euros pour un Carys Thrill) !

Exception faite des modèles célèbres payés par la marque pour poser sur le site web, la porteuse de kipling est en général bedonnante, dispose de yeux noirs masqués par des lunettes rondes posées sur un nez en patate. Inspirant à la fois confiance (par son âge) et dégoût (par son sac), fière, elle porte généralement sa besace en « bandoulière de face », réalisant une parfaite symétrie entre la paume de la main, la poche frontale du sac, le nombril et la bedaine qui se cache derrière. Assurance d’un mauvais goût optimum, cette disposition d’horreur provoque irrémédiablement l’abondance « cérébrale » d’une nausée puissante.

Ne t’inquiète pas Rudyard, ton prix Nobel de littérature t’a rendu éternel, et quand on pronnoncera « Kipling » dans 100 ans, on dira bien « Kipling ? Le livre de la jungle, Mandalay, oui oui, je connais ». Jamais personne ne se souviendra de cette marque de sac qui aura, un-bref-mais-trop-long-instant emprunté ton nom.

« Un sac vide tient difficilement debout », Benjamin Franklin, Extrait des  Maximes pour l’almanach du pauvre Richard

… surtout si c’est un kipling !

« Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu’on met dedans », Alfred Capus

… un étron a t-il une forme définie ?

« Les mots sont la plus puissante drogue utilisée par l’humanité », Rudyard Kipling
« Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie et, sans dire un seul mot, te remettre à le rebâtir, tu seras un homme, mon fils », Rudyard Kipling
« Prenez tout très au sérieux, à l’exception de vous-mêmes », Rudyard Kipling

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Tous suspects

Nauseabonde : 18 mai 2009 8 h 45 min : Mode & Métro

C’est toi, tu m’as l’air coupable… Ou non, plutôt toi, avec ta tête de virus ! A moins que ce ne soit toi, gros dégueulasse, qui tripote alternativement ton mouchoir et la barre centrale. Ou encore toi, avec ton tatouage d’araignée, le venin ça te connait bien, non ?

Que celui qui a, ou a eu la semaine dernière une angine fièvreuse se dénonce au plus vite et aucun mal ne lui sera fait…

Pourquoi tu regardes parterre, tu te sens coupable ? Et toi, tu te caches derrière ton journal, tu as quelque chose à confesser ? Et toi, je te reconnais, d’habitude tu t’assois et tu dors jusqu’à ta station et là t’es debout, le sang dans les pieds, prête à courir; c’est pas la place qui manque pourtant ce matin !

Vous ne vous en sortirez pas comme ça, chiens !

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Le costum(é)

Nauseabonde : 14 mai 2009 8 h 20 min : Mode & Métro

Italiens, américains, anglais, français, 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 boutons, col mao, smoking, jaquette, queue de pie, coupe droite, croisée, deux ou trois pièces, cintrée ou large, classique ou élégant, cheap ou inabordable, laine, cachemire, polyester, coton, loropiana, lessona, vitale barberis, microfibre, viscose, etc.

090514_CostumeOui, l’univers du costume est vaste et varié… et la vue de celui de ce matin a du faire abonder la nausée à plus d’un voyageur… Manches trop longues et trop larges, coupe vraiment trop large, épaules tombantes, ourlets de pantalon (taché) bruts non  cousus, chaussures (de chantier) rondes et sales…

Partagé entre lui rendre service (lui dire) et se mêler de ses affaires (ne pas lui dire), vous auriez fait quoi, vous ?

Va t’habiller !

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Le bouton

Nauseabonde : 13 mai 2009 8 h 51 min : Mode & Métro

Blancs, suppurés, prêts à éclater, façon épisode de la pustule (X Files, saison 2 épisode 22), l’envie est partagée entre les percer du bout des ongles et se mettre à l’abri.

Mi clafoutis (les « pas mûrs »), mi carte des alpes (les « bien blancs »), le moindre mouvement provoquant un étirement de la peau peut être fatal au voisin (dans l’épisode en question d’X Files, le parasite mortel se répand par explosion de la pustule et provoque la mort certaine au bout de 36 heures d’incubation).

Tel le serpent en pleine mue, le jeune s’extraie de son exuvie et deviens… un sale jeune !

C’est moche la puberté…

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Le tueur (?)

Nauseabonde : 12 mai 2009 8 h 50 min : Mode & Métro

Imper jaune, chaussures noires, lunettes rondes, cheveux (gras) plaqués, le type en face de moi fait très peur. Pas le genre « vas y donne moi ton iPhone », mais plus du style « je vais t’aider à te gratter l’oreille avec ta côte ». La caricature du tueur en série, le stéréotype du mangeur d’enfants.

090512_MaletteAssis face à lui, a priori pas de goutte de sang sur son vêtement ni de scie qui sort de son imper, mais pris de panique, j’ai changé de place en voyant sa mallette. Impossible qu’il en soit autrement, cette mallette est remplie de couteaux et autres objets contendants.

Barre de fer, chloroforme, manche de pioche, presse-papier, canon scié, crochet, chandelier, racleur, broyeur,  dépeceur, gourdin, poing américain, lame fine, matraque, ruban adhésif, soude, chiffons: j’ai estimé, bien rangé, tout ça peut rentrer… et le type est plutôt du style à tout bien ranger…

Courage, fuyons !

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Tu m'prêtes tes poils ?

Nauseabonde : 11 mai 2009 20 h 10 min : Mode & Métro

Escarpin, rangers, salomé, chaussure bateau, stiletto, ballerine, découpé, claquette, mocassin, loafer, bottine, botte, cuissarde, derby, sandale, crampons, tong, chausson, mule, pantoufle, pointe, sabot, poulaine, croqs, docs, etc.

Ca en fait des types de chaussures !

Une chaussure, d’ailleurs, c’est quoi ? Wikipedia nous dit :

Le terme chaussure dérive du latin calceus, soulier. Une chaussure se compose principalement :
- du semelage, partie inférieure qui protège la plante des pieds, plus ou moins relevée à l’arrière par le talon ;
- de la tige, partie supérieure qui enveloppe le pied.

090511_MoumouteLa mise en place de poils façon « moumoute », outre son aspect inesthétique, va à l’encontre de la définition et de l’existant en matière de chaussure / soulier.

Et puis… synthétiques, les poils, j’imagine déjà les dégâts olfactifs / champignonesques que ça peut provoquer ! C’est le second effet Kiss Kool

Brrrr tu m’prêtes tes poils ?

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Le drapeau

Nauseabonde : 1 mai 2009 17 h 07 min : Mode & Métro

C’est le 1er mai, alors forcément tu as décidé de sortir ton drapeau et d’aller manifester ? Oui oui, je comprends ta petite préchauffe dans le métro, c’est important de s’entraîner… Tu veux être au top tout à l’heure, c’est normal.

Je t’imagine bien d’ici 15 minutes, sortant place de la concorde avec ton drapeau et ton triangle rouge; le muguet ce n’est pas pour toi, tu ne viens pas fêter le printemps !

Allez Léon, amuse toi bien, mais juste une chose… Bouge bien le bras tout à l’heure, car il pue vraiment la naphtaline ton drapeau… et à 3 cm de mon nez c’est pas possible, je déteste cette odeur.

VIVE LA JOURNEE DE 8 HEURES ! Travail sommeil loisirs ! (convaincus ?)

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