Quoi qu’on en dise, la marque attire l’œil – un logo de golfeur sur un polo bien coupé, une couronne en or sur une montre – etc., mais autant un « YSL » blanc brodé discrètement sur une chemise force le respect, autant certaines marques / initiales devraient s’abstenir d’affichage. Et ce n’est pas de « prestige » dont il s’agit ici.
Prêt à tout pour vendre, les marques sans marque se prennent désormais pour de la marque ! On invente des labels exposés au client qui, n’y comprenant de toutes les façons rien, non seulement se fait avoir mais colporte le message comme quoi…
- … « cousu black, c’est le top ». Non. Cousu black, ou cousu « machine » (ca inspire moins confiance, non ?) signifie que la semelle a été cousue par un fil qui transperce le chausson – et tout bottier sait que l’on ne transperce jamais un chausson. Vous voulez un label « qualité », achetez cousu goodyear.
- … « mon bracelet est en lézard ». Non, même s’il est écrit « lézard » au dos du bracelet de montre que vous venez d’acheter 30 euros, il y a de fortes chances qu’il ne s’agisse pas d’une peau de Varan de Malaisie ou de Téju, mais bien d’une croûte de vachette imitation peau de lézard.
- … « hey, t’as vu, c’est une chemise YD ». Si on souhaite ses chemises lavées, amidonnées, repassées et pliées, le prix de la prestation peut dépasser le coût d’une chemise Yves Dorsay.
Bracelet croûte de cuir versus bracelet de l’atelier des bracelets parisien – chemise Zara versus Samson – chaussures Loading versus création Dimitri Gomez… Chaque marque à sa place, tant qu’elle reste, justement, à sa place…

Les excès de la mode vus par un homme

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